lundi 22 octobre 2007


Il y a quelques mois, je me suis fait alpaguée rue de Levis par des jeunes qui voulaient me faire souscrire un prélevement au bénéfice de Médecins du Monde. J'étais de bon humeur, je venais de gagner un peu d'argent et je me suis dit que ça pouvait être une bonne idée de partager mon gain avec des gars qui avaient eu moins de chance. Donc je m'arrête et je sors mon portefeuille de mon sac pour leur donner un petit billet.


Là, surprise, le type n'en veut pas et me dit qu'ils n'acceptent plus dans la rue que les prélevements... Bon, comme tout ancien client escroquée de Noos je n'aime pas trop les prélevements. En plus le type me sors comme argument "grâce au prélevement vous donnerez et vous ne vous en rendrez même pas compte!"... Comme si c'était un bien. Je lui explique que je veux m'en rendre compte. Que je veux me dire "tiens, je vais supprimer les cafés le matin pendant deux semaines parce que j'ai donné les 20 euros correspondant au Darfour".

J'essaye de faire comprendre au gars que c'est le sacrifice qui fait la valeur du don, que si ca ne me coute rien, ça n'a aucun intérêt. Que je veux que ça me coûte d'une manière ou d'une autre parce que c'est ce qui fait l'humanité de la chose. Que lorsque je donne une partie de ce que j'ai reçu je partage et ça me rappelle que je suis humaine. Que lorsque je donne et que je me prive, de même.

Le type ne comprends visiblement pas. Il croit que je suis juste radine et s'obstine à refuser un don "pour une fois", en chèque ni en espèces.


Trois mois après donc, avant-hier, je croise quelqu'un place Clichy qui demandait des prélevements pareils, mais pour action contre la faim cette fois. Je passe mon chemin subrepticement en me disant "le sacrifice/il faut que ça coute... etc..."


Et puis je m'arrête. Une question m'a interpelée.

"Combien as-tu donnée depuis la dernière fois que tu as tenue ce raisonnement?"


Je suis revenue vers la gentille fille de Action contre la Faim et j'ai souscrit à son prélevement automatique indolore et incolore. Peut-être que le premier type avait raison. Peut-être que j'étais juste un peu égoïste

lundi 15 octobre 2007

Fragonard de vivre

Le musée Jacquemard-André est un de mes endroits préférés à Paris. Tout y est parfait. Le Restaurant, le Site, la collection, les Audioguides, l'"âme" de la maison avec le souvenir de ce couple extraordinaire qui a laissé son empreinte délicate et subtile en chaque chose... Et puis ils ont toujours des collections temporaires admirablement construites et choisies.
Vous aviez été subjugés par la force et la finesse de l'Or des Thraces... ?
Vous allez être charmé par le raffinement élégant de Fragonard. On se promène dans cette exposition comme porté par un joyeux et léger menuet de Lulli. Hop, une joyeuse dance, hop une bergère, Ahhhh la balancoire et la jarretière bleu d'azur qui tient le bas juste au dessus du genou... ! Et le petit chien qui gambade, et ces deux-là qui rigolent, mutines, entre les draps pendant que dans le cadre voisin un jeune homme pousse le loquet sans lâcher sa conquête. Rançon de sa gloire, il y a beaucoup d'oeuvres que nous connaissions déjà ou que nous croyions connaître... Mais qu'il est bon de les redécouvrir ainsi !

mercredi 26 septembre 2007

mardi 31 juillet 2007

La crème des crèmes


Comme c'est l'été et que je suis super-sensible au soleil, je me couvre de pied en cap et je me tartine le corps et le visage de crèmes protectrice. Pour la qualité de la protection c'est assez difficilir de juger le produit, tant il y a de facteurs extérieurs qui peuvent jouer dans un sens ou dans l'autre. Mais il y a d'autres éléments. Notamment le parfum, pour les crèmes destinées à protéger le visage.

Or la crème de Carita que j'ai acheté ne sent pas bon. Elle ne sent pas fort heureusement mais elle sent vraiment mauvais et j'ai toujours une petite grimace de dégout lorsque je m'en applique autour du nez...

Faut pas être malin quand même, ca ne doit pas être bien sorcier de rajouter une essence de fleur dans leur crème !!!


mercredi 18 juillet 2007

Vive la liberté !!!


J'ai testé les Vélib' à Paris. Bon, je ne vais pas me vanter, ça n'a pas marché du premier coup, mais quand même ce n'est pas si difficile et il faut être un peu saoul pour ne pas parvenir à en décrocher un.
Et quelle merveilleuse sensation de se balader tranquillement le long de la grande piste cyclable qui va de Villiers à la Place de Clichy en revenant d'un déjeuner pour aller à un rendez-vous.
Il faisait beau (enfin!), Paris commence à se vider de ses voitures (enfin!) et j'ai mis beaucoup moins de temps que si j'avais pris le métro ou le bus.
Autre avantage... c'est gratuit (ou presque).
Plusieurs fois je me suis fait interpellée par des gens qui me demandaient où trouver ses vélos et comment on pouvait les avoir. Ca va marcher du feu de Dieu cette histoire de Vélib !

vendredi 13 juillet 2007

Combien de CO2 produit un cerveau de publicitaire qui fume?


Vendredi dernier, j'arrive au péage de l'autoroute du Sud. Normalement je deteste prendre la voiture mais là j'étais bien obligée.

Un panneau annoncait fièrement à l'avance : "au péage grande opération développement durable".


Tiens...


Ils vont nous encourager à prendre le train au péage ? N'est-ce pas un peu tard ? Ou se sont-ils simplement trompé de cible ? En fait non, ils distribuaient des petits fasicules publicitaires en papier glacé sur une marque de restos d'autoroute qui vendait des légumes soi-disant bios.

Et ils donnaient un sac en plastique pour chacun des dépliants.


Sic transit Gloria mundi

jeudi 12 juillet 2007

Fin Nimier


Je lis le beau livre de Marie Nimier sur la mort de son père. Quand on porte ce nom et qu'on écrit, inéluctablement tout et tous vous renvoient sans cesse à ce père mythique, mythologique, allégorique à force d'avoir servi de toise aux regrets d'une génération entière.

Elle en parle avec la sobriété et la délicatesse qui seules conviennent à ce type d'exercice. Le temps qui passe n'y fait rien, ni la vie qui vous bringuebale, ni cette zone grise qui croît sans cesse au sein de laquelle on ne distingue plus rien de ce qui est des souvenirs, des récits, des photos ou des légendes.

Marie Nimier cherche son père. Et ce qu'elle nous livre finalement ce n'est pas Roger Nimier mais la quête de ce flamboyant illuminé ici par le regard attendri d'une fille.